HISTOIRE DE LOCHES

 

Située sur une sorte d'éperon rocheux séparant la vallée de l'Indre de ses nombreux affluents, Loches occupe une position stratégique de tout premier ordre.

Aucun monument gallo-romain n’a été repéré sauf quelques arches d’un aqueduc à quelques kilomètres au nord de Loches.

Loches est une forteresse au moins depuis le VIe siècle .

Les comtes d'Anjou, en particulier Foulques Nerra, installèrent un château défensif et résidentiel au XIe siècle, c'est à cette époque que fut construit le donjon.

1154, Loches devient une possession Anglaise sous Henri II Plantagenêt, comte d'Anjou. Il la fait encore fortifier pour la rendre imprenable.

1183, Philippe II Auguste, roi de France, ainsi que Richard Cœur de Lion, son plus important vassal, font le siège de Loches, dont ils s'emparent après une semaine de combats acharnés. Philippe II Auguste en fait cadeau à Richard.

1193, Jean Sans Terre qui a pris Loches pendant que Richard était parti en croisade, la cède à Philippe II, qui, lui, en est revenu.

13 Juin 1194, Richard Cœur de Lion libéré de sa prison dans laquelle il fut enfermé alors qu'il revenait de croisade, s'empare du château de Loches au bout d'un siège de trois heures.

1199, mort de Richard Cœur de Lion, Loches est donnée à Girard d'Athée et à Robert de Thurenam, qui mirent, après les nombreuses batailles, la forteresse en état de défendre.

De 1204 à avril 1205, Philippe II Auguste reprend, après un an de siège, Loches et la donne à Dreux de Mello (cinquième du nom ), le fils de son connétable.

1239, mort de Dreux de Mello. Il n'a pas de descendance.

1249, le château resta inhabité jusqu'à cette année.

Septembre 1356, Jean le Bon concentra ses troupes à Loches et fit ravitailler le château en vue d'une invasion sur les terres anglaises de la France.

De 1358 à 1359, des travaux de réfection furent entrepris après la défaite des troupes de Jean le Bon.

En 1359, les troupes anglaises avancent sur le territoire et tout particulièrement sur Loches. Loches est commandée par des capitaines comme : Euguerrand de Heodin, Jean d'Azay, Philippe de Voyer, Guillaume de Maussabré, Jean de Bueil, Loches tiendra en échec les Anglais en 1361 et en 1412, les routiers en 1368, les Bourguignons en 1419.

1429, Jeanne d'Arc serait venue à Loches après le siège d'Orléans (8 Mai) pour inviter Charles VII à aller se faire sacrer à Reims.

A cette même époque,, le dauphin Louis, est entré en rébellion contre son père. Ses partisans s'emparent de Loches, tandis que les troupes royales sont à Beaulieu. Le duc de Bourbon, peu après, fait sa reddition au roi, mais la ville a été pour la deuxième fois la proie des flammes.

1441, le dauphin devenu roi accorde aux Lochois le droit de péage, sur toutes marchandises qui y passaient car c'est à cause de lui que Loches a été incendiée. C'est alors qu’une nouvelle enceinte a été construite.

Devenu roi, Louis XI, perfectionna les défenses de la forteresse pour en faire une prison royale. C'est à Loches qu'il mit au point ses fameuses cages de fer où aurait été enfermé le Cardinal de La Balue.

Août 1489, Charles VIII vint à Loches pour un court séjour.

4 février 1494, arrivée à Loches d’Anne de Bretagne.

1496, séjour à Loches des deux souverains.

10 janvier 1499, Louis XII et la reine séjournent à Loches.

Vers 1500, le duc de Milan, Ludovic Sforza, fut enfermé dans une cage de fer.

Août 1517, François Ie ne restera à Loches qu'une demi-journée.

12 décembre 1539, François Ier et Charles Quint (son dangereux voisin) se rencontrent en grande pompe au château de Loches.

1562, à plusieurs reprises des bandes indisciplinées, mélange d'aventuriers autant que de huguenots, envahirent la ville de Loches, sans rien tenter contre la citadelle.

1575, Catherine de Médicis, de passage dans la ville séjourna à Beaulieu où elle prépara le traité de " Paix de Monsieur "

1617, Marie de Médicis mère de Louis XIII s'enfuyant de Blois où son fils l'avait exilée vint chercher refuge à Loches sous la protection du Duc d'Epéron.

1643, Bernard de Saint Jean naquit. Sa vie ne sera qu'une longue aventure sur mer.

22 novembre 1747, Jacques-Elie Lamblardie naquit, il fut le premier directeur et l'un des initiateurs de l'école polytechnique.

1789, il n'y eut pas de sanglant excès, néanmoins, il y eut de multiples destructions de sculptures. De nombreux parchemins précieux furent détruits en 1793 ou 1794.

1791, sur la proposition de l'abbé Potier et de Jacob-Louis Dupont, on fit fondre au profit des veuves et orphelins le fer des cages de Louis XI, et le bois de ces mêmes furent brûlés dans le feu de joie du 14 juillet. Quant aux cendres, elles furent jetées au vent.

27 mars 1797, à Loches naquit Alfred de Vigny.

Le calme revenu sous le Consulat, Loches devint une sous préfecture regroupant 6 cantons méridionaux du département. La collégiale Notre-Dame fut remplacée par l'église Saint-Ours.

8 février 1814, Julien Léopold Lobin vint au jour. Il fut l'un des meilleurs maîtres verriers et si son œuvre artistique n'est pas nationalement reconnue, il est indéniable qu'il avait de très bonnes qualités techniques.

1844, on mit en œuvre le plan d'alignement, qui consiste en l'élargissement et la construction de routes et on en rebaptisa certaines.

1860, la rue du Puit-Garreau devint la place du Marché-aux-Légumes.

1854, on construisit une école primaire rue de Tours. Aujourd'hui désaffectée, on édifia les bâtiments de la gendarmerie. Loches gardera cette physionomie durant un siècle.

Le lundi 6 février 1871, Loches, après la capitulation de Paris, dut verser aux Allemands, une rente de 250 000 francs payable jusqu'au 11 Février. Finalement, ils se contentèrent de 10 000 francs mais sous leur occupation la moitié du palais de justice fut transformée en corps de garde et tout le mobilier fut saccagé.

8 mars 1871, retrait des allemands.

1924, Loches perd son titre de sous préfecture.

1939-1945, Loches fut une ville frontière entre zone sud et zone nord (zone libre et zone sous occupation allemande). De nombreuses familles juives venaient y chercher refuge pour éviter les déportations. La Résistance s'y organisa de bonne heure, et la Gestapo y procéda à quelques rafles. Durant les combats de la Libération, le donjon fut la cible de quelques petits obus mais il ne fut qu'égratigné.

Quelques temps après la guerre, Loches repris son statut de sous-préfecture.

1946, il y a 5 525 habitants.

1968, le gouvernement accorde à Loches son plan de rénovation des nombreuses sources archéologiques du site de Loches.

1970, l'avenue des Bas-Clos enfin dégagée, permet d'avoir une vue magnifique sur l'enceinte féodale.

1985, il y a 7019 habitants.

1999, il y a 8000 habitants.

 

Site à visiter : http://www.lochesentouraine.com/